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- La Langue du management et de l’économie à l’ère néo-libérale : formes sociales et littéraires


La Langue du management et de l’économie à l’ère néo-libérale : formes sociales et littéraires (Presses Universitaires de Strasbourg, décembre 2015), sous la direction de Corinne Grenouillet et Catherine Vuillermot-Febvet.

Ce livre, issu du colloque Discours de l’économie, du travail et du management qui s’est tenu les 6 et 7 juin 2013 à Strasbourg, est né d’une constatation et d’un pari : aujourd’hui prolifèrent des discours qui contribuent à répandre dans les esprits une conception du monde néo-libérale. Le pari de ce livre est de croiser les disciplines, de réunir historiens, littéraires, sociologues, gestionnaires, économistes, politistes et linguistes, en posant la question de la fiction : si les romans français contemporains sont naturellement inscrits dans le registre de l’invention – avec la création de personnages, de lieux et d’entreprises fictives –, le qualificatif de fiction ne mérite-t-il pas de s’appliquer aussi, du moins partiellement, aux écrits issus du monde de l’entreprise et de la plupart des secteurs de la société française d’aujourd’hui ? La nomination de Margaret Thatcher comme premier ministre de Grande-Bretagne à partir de 1979 et l’élection de Ronald Reagan à la présidence des États-Unis en novembre 1980 marquent le passage de la théorie à la pratique néolibérale. En France, le tournant est pris en 1983-1984 sous la présidence Mitterrand. Ces dates constituent le point de départ chronologique de vingt études qui abordent les lieux variés de l’énonciation des discours du management et de l’économie néo-libérale. Certains d’entre eux sont prévisibles, telles la communication d’entreprise ou la presse nationale, d’autres plus inattendus comme les écrits produits par des cadres de santé à l’Université ou les argumentaires fournis par des villes candidates au label du « Patrimoine mondial de l’Unesco ». La littérature, qu’il s’agisse du roman contemporain (qui fait l’objet de sept articles), de la poésie ou du théâtre, participe d’un mouvement critique de ces discours, aux côtés des sciences humaines, avec lesquelles elle dénonce ce que cette langue économique et managériale appauvrie fait à la langue nationale, en rappelant sa puissance d’aliénation et en affirmant qu’elle néglige et trahit l’essentiel, l’être humain. Jean-Charles Massera, « auteur multi-support », occupe une double place dans ce volume, comme objet d’analyse et comme créateur. À ce dernier titre, il publie un album graphique (cahier central) correspondant à un long-métrage documentaire réalisé en 2015 : Call Me DominiK consacré à une enquête auprès de téléopérateurs français et marocains. Le livre peut être commandé sur le nouveau site des PUS : http://pus.unistra.fr/fr/livre/ ?GCOI=28682100361250



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