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- 19 mars 2015 : Quelle place et quel rôle pour le français dans les grandes entreprises ?

Cette table ronde aura lieu à 18h à l’Ensam, 2 boulevard du Ronceray à Angers.

Table ronde organisée en partenariat avec l’Ensam, dans le cadre de la semaine de la langue française et du bicentenaire de l’Ensam, avec Michel Rabaud (animateur), Jean-Claude Amboise, Catherine Hénaff, Franck Grandmaison, Jean-François Boueil et Alain Foucher.

Quelle place et quel rôle pour le français dans les grandes entreprises ?

C’est la question qui sera débattue le 19 mars à l’ENSAM, 2 Boulevard du Ronceray à Angers à 18h par Catherine Hénaff, secrétaire générale du SNSA (Syndicat national des sociétés d’assurance), par Franck Grandmaison, Délégué du personnel d’AXA Tech France, par Jean-Claude Amboise (docteur en droit (spécialisation en droit de la langue française) et avocat au barreau de Paris), par des responsables d’entreprises, Jean-François Boueil, DRH du groupe Rémy-Cointreau, Alain Foucher DRH du groupe Dévillé. Ce débat sera animé par Michel Rabaud, Délégué culturel honoraire à la DGLFLF et présidé par Monsieur le Directeur de l’école nationale supérieure des Arts et Métiers d’Angers.

L’emploi du français dans l’entreprise a été fixé dans ses grandes lignes depuis 1994 par la loi Toubon qui a été complétée en 2004. Cela ne va pas sans soulever des difficultés dans les sociétés françaises où la qualité de la communication orale ou écrite est déterminante pour la signature des contrats, la valorisation des produits ou la conclusion des négociations et cela est parfois problématique dans les entreprises étrangères où s’opère souvent une dissociation entre langue de profession et langue de communication. Quelles sont donc les conditions pour que le français, à défaut d’être la langue de l’entreprise, soit une langue pour l’entreprise ?

D’autres éléments de réflexion :
1) la situation réglementaire et juridique : loi, contentieux, jugements, jurisprudence (loi Toubon, Code du travail, arrêt du 16 avril 2013 de la CJUE, arrêt Data Sytems cour de cassation 28 juin 2011) ...
2) le stress linguistique : pénibilité, écarts entre employés et encadrement, entre employés eux-mêmes, discrimination à l’embauche et sur le lieu de travail...
3) langue et compétence professionnelle : cela dépend des métiers (cartographie des métiers nécessaire), confort linguistique et productivité/sécurité, distinction de la terminologie des métiers et de la communication interne/externe
4) sous quelles conditions le plurilinguisme est-il acceptable et gérable dans l’entreprise - traduction terminologique, passage des consignes, niveaux de responsabilisation... ?
5) quelle gestion/négociation des questions linguistiques entre employés et employeurs ?
6) quels sont les obstacles économiques invoqués ? Leur réalité ? Leur valeur ? Les questions linguistiques sont évoquées pp 48-51 du baromètre CFE-CGC : http://www.opinion-way.com/pdf/bj8747_-_presentation_-_cfe-cgc_-_barometre_stress_conditions_de_travail_et_qualite_de_vie_au_travail.pdf

Il y a des éléments d’information sur le site de Droit de comprendre. Éléments biographiques

Alain Foucher
DRH du groupe Devillé, SA. Ancien élève des Arts et Métiers. Baugé, usine de 520 salariés (930 au total dans le groupe). La promotion des salariés est inséparable de la formation interne. Devillé, qui a développé une activité complémentaire dans les systèmes de sécurité pour l’automobile recrute des ingénieurs formés à Angers, ou ailleurs (ISTIA, ENSAM, UTBM).

Catherine Hénaff
Secrétaire général du syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA), ancien DRH d’AXA Assistance, Catherine Hénaff est à l’origine de la création, au sein du groupe AXA, d’une « commission de terminologie » comme élément de réponse à la question linguistique. L’originalité de cette commission réside dans sa composition : paritaire et opérationnelle et dans sa capacité d’allier souplesse et rigueur. Cette commission a constaté que l’identification d’une problématique linguistique est souvent liée aux conditions de travail pouvant conduire à une forme de stress (accord sur le stress du 30 mars 2010 AXA Assistance) et que cette problématique peut également avoir des conséquences sur l’évolution professionnelle du collaborateur. Ses travaux ont démontré, qu’au delà-même de la question linguistique, nous rebondissons sur une problématique non seulement sociale mais également économique.

Jean-Claude Amboise
Docteur en droit, Jean-Claude Amboise est spécialiste du « droit de la langue française ». Avocat au barreau de Paris, il intervient dans la défense des intérêts de la loi Toubon du 4 août 1994.

Michel Rabaud
Élève de l’ENS-Ulm (1966-1970) et agrégé de lettres classiques (1969), Michel Rabaud est attaché de recherches au CNRS de 1970 à1973 et professeur de littérature française à l’Institut français du Royaume-Uni de 1973 à 1982. En 1982, il est détaché au Ministère de la culture et chargé de mission auprès du directeur du théâtre et des spectacles (1982-1987), inspecteur général des spectacles (1987-1996), chargé de mission pour l’éducation artistique et l’éducation populaire (1996-2002) et a terminée sa carrière comme haut fonctionnaire de terminologie de ce ministère.

Jean-François Boueil
A 48 ans, il est nommé directeur des ressources humaines groupe de Rémy Cointreau et il entre au comité exécutif. Diplômé de l’ESC Reims, il a travaillé chez Moët & Chandon, avant d’entrer, en 1997, chez Rémy Cointreau. Il était directeur des ressources humaines de la branche Champagne, fonction qu’il conserve.

Franck Grandmaison
Délégué syndical, élu au comité d’entreprise de la société AXA Technology Services. Actif depuis près de 10 ans pour le respect de la loi Toubon dans les entreprises et pour que les questions linguistiques intègrent réellement le champ du dialogue social. Fait partie du « collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France ». A participé à l’élaboration du « guide des bonnes pratiques linguistiques dans les entreprises », développé par l’Office québécois de la langue française, en collaboration avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF).



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