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François 1er


François d’Angoulême, fils de Charles, comte d’Orléans et de Louise de Savoie, nait dans le château de Cognac le 12 septembre 1494 au sein d’une branche cadette des Valois. Il a quatre ans quand son père meurt et, avec Marguerite sa sœur ainée il est élevé sous l’autorité de sa mère Louise de Savoie et dans la proximité du roi Louis XII, à Amboise. Ce dernier, n’ayant pas de descendance mâle, fait de lui l’héritier du trône en le mariant avec sa fille, Claude de France.
François 1er monte sur le trône à vingt ans, en janvier 1515. Il engage des constructions de châteaux et se tourne rapidement vers l’Italie, pour reconquérir Naples. L’année de son avènement il remporte en septembre la bataille de Marignan contre les Suisses puis rentre en France glorieusement. Durant son règne, il combat contre ses grands adversaires, les Anglais et les Espagnols, mais ne réussit pas à accomplir le « rêve italien ». Son règne, dans le même temps, marque le début d’une gestion moderne de l’État et annonce de grandes transformations institutionnelles. Il est un monarque absolu, ses officiers sont les ancêtres des ministres. On lui doit la création du Trésor d’épargne, du Collège des lecteurs royaux (l’ancêtre du Collège de France), il nomme les évêques, introduit le dépôt légal et institue le français comme langue officielle du royaume. Il est aussi grand amateur de chasse et de danse. Sa réputation dans le domaine des arts et de l’architecture est basée sur les nombreux châteaux issus de sa volonté ou de celle de son entourage et l’essor de la Renaissance en France. Sa cour accueille les artistes et les humanistes, qui font évoluer le royaume de l’époque Médiévale vers l’ère moderne. Le Val de Loire est la scène de la première décennie de ce règne aussi marquant que dynamique, dont le souvenir est toujours vivant grâce au grand nombre d’œuvres et de monuments de l’époque qui nous sont parvenus.
À l’aube du XVIe siècle l’avènement de trois jeunes souverains a déterminé le moins riche que la France, il y renforce le pouvoir royal. Charles de Habsbourg, hérite d’une Espagne unifiée et des vastes territoires des Habsbourg et des ducs de Bourgogne. Le Valois destin de l’Europe. Le Tudor Henri VIII gouverne l’Angleterre, pays alors moins peuplé et François Ier est à la tête du pays alors le plus peuplé d’Europe, qui se relève des ravages de la guerre de Cent Ans contre l’Angleterre. Ces trois princes de la Renaissance font vivre l’idéal chevaleresque par les batailles, tous désirent conquérir des territoires sur leurs adversaires, et marquent l’avènement d’une Europe moderne.
En ce début du XVIe siècle, l’Angleterre, ennemie de longue date, devient moins importante face aux Habsbourg. Charles Ier, roi d’Espagne et de Flandres, réclame le duché de Naples, le Milanais, la Bourgogne et bien d’autres. Pour faire valoir leurs droits sur Naples et puis le Milanais, les rois de France mènent des expéditions en Italie à partir de 1494. Les conflits territoriaux, en plus de la rivalité entre des monarques ambitieux, entraînent de nombreuses confrontations guerrières. Jusqu’au années 1520 l’Italie est le théâtre des affrontements entre les Français et les Impériaux. Pendant les années 1530 la Provence et des territoires plus septentrionaux deviennent des cibles. La défaite de Pavie et la captivité de François Ier marquent un des moments les plus lourds de conséquences pour le royaume de France.
Un autre sujet de confrontation est le trône du Saint-Empire romain germanique. Suite à la mort de Maximilien de Habsbourg les trois souverains convoitent tous ce titre, qui offre un rôle symbolique comme successeur de Charlemagne et héritier des empereurs romains. Henri VIII renonce vite à ce rêve faute d’argent, mais les deux autres prétendants dépensent des sommes colossales pour acheter les votes des électeurs. Suite à son échec face à Charles Quint en 1519, François Ier se rapproche d’Henri VIII et de Soliman le Magnifique pour contrer son adversaire. Il est d’ailleurs le premier souverain européen à chercher l’amitié d’un empire non chrétien. Une série de traités suit entre les trois monarques, mais aucune alliance n’est respectée durablement. Les affrontements franco-anglo–espagnol se poursuivent jusqu’en 1559 (paix de Cateau-Cambrésis).
Outre l’Europe, les rivaux se précipitent également pour prendre pied dans le Nouveau Monde. L’Espagne (le Mexique a été conquis par Herman Cortès et le Pérou par Francisco Pizarro) a une longueur d’avance sur les Français et les Anglais. François Ier réussit à s’ancrer en Amérique du Nord (conquête du Canada par Giovanni da Verrazzano et Jacques Cartier), pendant que Henri VIII fait explorer le Newfoundland, et annexe le Pays de Galles à son royaume.
La religion joue un rôle important dans la politique des souverains rivaux : Charles Quint, « roi très catholique », François Ier « roi très chrétien » et Henri VIII « défenseur de la foi » – ce dernier jusqu’à son excommunication par le pape. Les titres sont portés, revendiqués et utilisés dans l’iconographie et tout un culte existe alors autour de leurs personnages.
Tous trois souverains de la Renaissance, Charles Quint, Henri VIII et François Ier jouent pourtant des rôles différents dans la vie culturelle de leurs pays. Le roi de France et celui d’Angleterre manifestent une prédilection pour l’art, contrairement à Charles Quint, qui ne se présente jamais comme amateur des arts ou mécène éclairé. Si la Renaissance est introduite dans son royaume (cathédrale de Grenade, palais royal dans l’Alhambra), c’est plutôt grâce à la proximité géographique et la mobilité des artistes italiens qu’en raison de ses initiatives. Il utilise l’image d’Hercule ou celle de David, « chevaliers vertueux et victorieux ». La cour d’Henri VIII accueille la Renaissance par l’intermédiaire de la Flandre et de la France et par des artistes (Hans Holbein) et des humanistes (Erasme, Thomas More). L’architecture, elle, conserve plus durablement l’esprit gothique : le château royal de Nonsuch (Sans-Pareil en français, aujourd’hui disparu), bâti pour rivaliser avec Chambord, est une tentative pour introduire certains éléments Renaissance. Le tempérament d’Henri VIII est plus proche de celui de François Ier : il aime la chasse, la musique et compose et écrit lui aussi des poèmes. La France de François Ier, à la suite de son Prince, est incontestablement, dans toutes les expressions artistiques et intellectuelles, un royaume de la Renaissance. (extrait du site de la mission val de Loire-Unesco pour l’année François 1er)


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