Accueil du site > Les Lyriades > Les conférences mensuelles, les Lyriades-Jeunesse, etc. > Les conférences des Lyriades > Saison 2015-2016 > - Mardi 12 mai 2016 : Mots et mets

- Mardi 12 mai 2016 :
Mots et mets

À 14h30, à l’université du temps libre à Angers, 14 rue Pocquet de Livonnières sur réservation au 02 41 88 96 41

Présentation des ouvrages par leurs auteurs, avec une animation de Jean-Luc Jaunet :

(voir les bios des auteurs)

Contes et récits de ma ruelle – Jacques Baulande

Une bande de gamins malicieux investit quotidiennement de ses jeux une ruelle du quartier. Un jour, ils s’aperçoivent qu’un drôle de petit bonhomme y a été dessiné. De son doigt, il semble leur indiquer quelque chose… Guidés par cet intrigant personnage, ils découvrent au bout de la ruelle un bateau abandonné dans lequel se trouve, entre autres trésors, un épais manuscrit qui recèle d’incroyables récits que les explorateurs en herbe s’empressent de dévorer… Jacques Baulande nous offre ici un ouvrage enchanteur, mêlant les tons et les époques, le réel le moins romancé et l’imaginaire le plus débridé, parcourant d’une plume allègre soixante-dix années d’une existence bien remplie. Jeunes et moins jeunes y trouveront des émotions cousines de leurs propres émerveillements, de leurs nostalgies ou de leurs fantasmes, un peu aussi de leurs frustrations et de leurs angoisses.
Contes et récits de ma ruelle, Jacques Baulande, Editions Jets d’encre. Janvier 2016. ISBN : 978-2-35485-684-7

La Loire romantique – Christian Robin

Longtemps au XIXe siècle, la Loire est un axe de communication inévitable pour se rendre dans l’Ouest de la France ou en revenir. Même lorsqu’elle n’est plus devenue navigable, elle accompagne d’Orléans à la côte, le voyageur qui emprunte le chemin de fer. Pour diverses raisons les plus grands romantiques l’ont empruntée ou longée. Elle les inspire de différentes façons, certains y jettent un regard peu attentif comme Hugo ou George Sand, pressés par le désir d’arriver, mais quand Stendhal l’emprunte il voit dans cette navigation une merveilleuse occasion de reportage. Que Michelet en remonte le cours, il remonte en même temps le fleuve de l’Histoire. Les romanciers n’ont pas manqué de choisir ses rives pour cadre de leurs intrigues, qu’il s’agisse du grand Dumas ou plus modestement de Verne. Mais il faut avouer que Balzac, né sur les rives du fleuve, est, à l’époque romantique, le grand poète du fleuve. En tout cas, une chose demeure, l’admiration que nous portons désormais aux sites de la Vallée de la Loire et à l’histoire qui y prit place est directement issue de ces pionniers du tourisme contemporain.
La Loire romantique, Christian Robin, Éditions du Petit Pavé. Décembre 2015. ISBN : 978-2-84712-476-7

Henry Cormeau, les mots et les Mauges – Jacques Boislève et Gilles Leroy

L’Anjou a Marc Leclerc, la vallée de l’Authion et la Loire angevine ont Émile Joulain et la forêt baugeoise Louis de la Bouillerie : chacun à sa manière chante son pays, les deux premiers en patoisant, le troisième comme poète. Les Mauges ne sont pas de reste : elles ont eu elles aussi leur grand témoin avec Henry Cormeau, notre mémoire vive. Lui aussi a remonté le temps, collectant infatigablement et passionnément les mots, les dictons, les chansons de chez nous, dressant, avec ses Terroirs Mauges, un véritable monument où tout est dit de sa petite patrie : les travaux, les jours, les saisons, les us et les coutumes mais aussi les joies et les peines des gens d’ici. Prenant appui sur ces Terroirs Mauges et le pas moins surprenant ouvrage qu’Henry Cormeau consacre à sa ville natale Beaupréau – Le Mal joli – deux auteurs qui partagent sa passion des Mauges et dont ils sont comme lui originaires ont voulu, avec ce recueil qu’ils lui consacrent, d’abord le faire mieux connaître et surtout lui rendre hommage : Jacques Boislève en composant un livret pour une veillée qui le met en scène, Gilles Leroy en retraçant la vie et l’œuvre de ce collecteur méticuleux qui se révèle être aussi un écrivain réellement talentueux, véritable et précieux passeur entre les Mauges d’hier et d’avant-hier et celles d’aujourd’hui.
Henry Cormeau, les mots et les Mauges, Jacques Boislève, Gilles Leroy, Les éditions d’ici. 2016, ISBN : 978-2-918231-60-8

Traces du Végétal – Isabelle Trivisani-Moreau

Donnée première de l’environnement de l’homme, le végétal est aussi un objet scientifique intéressant de multiples disciplines. Tout naturellement, c’est du côté des sciences de la vie qu’on aurait tendance à définir sa pertinence, mais l’intérêt pour le végétal ne tient pas seulement aux plantes pour elles seules, il se nourrit aussi du modèle du vivant qu’il constitue ainsi que des liens, de diverses natures, qu’il peut entretenir avec les hommes. Sur les plans esthétiques comme symboliques, le végétalouvre le champ des représentations et des analogies, mais il est aussi impliqué dans des situations d’usages concrets et quotidiens (alimentation, médecine, chauffage, bâti, véhicules, outils…). Inscrit dans le temps, dans l’espace, dans l’imaginaire des hommes, le végétal, au-delà de son appartenance presque « naturelle » au domaine des sciences expérimentales, intéresse à égale mesure la littérature, l’art, ainsi que les sciences humaines et sociales. Dans ce terreau commun à plusieurs disciplines, un angle de convergence est ici ciblé, celui du végétal en tant que trace. La notion de trace ouvre à une certaine diversité : marque d’une absence, d’un passé largement, mais pas complètement disparu, elle correspond à une forme de présence réelle mais aussi à une dimension symbolique que sa représentation peut construire et entretenir. Produite par un émetteur, de façon volontaire ou pas, elle devient signe pour le récepteur qui l’observe et l’engage dans un processus interprétatif avec la marge d’erreur, de conjecture ou encore de liberté que cela comporte. Selon des méthodes spécifiques à chaque domaine, la géographie, l’histoire, la littérature, les arts plastiques, la psychologie interrogent la signification des traces végétales sous des angles qui leur sont propres mais, circonscrites dans chaque discipline, ces approches se rencontrent dans la négociation continuelle qu’elles portent avec la nature vivante du végétal. Les contributions réunies dans ce volume abordent le végétal comme un indice, puis le suivent dans d’autres usages, celui d’une création s’appuyant sur la connaissance du végétal vivant comme celui des détournements auxquels il invite.
Traces du végétal, Isabelle Trivisani-Moreau, Aude-Nuscia Taïbi, Cristiana Pavie, Presses Universitaires de Rennes, 37, 2015. ISBN : 978-2-7535-4862-6



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