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- La scolastique

par Lea Courtaud

La scolastique : aperçu d’une notion influente dans le paysage éducatif français et francophone

Université et scolastique sont nées ensemble et étaient liées. « L’Université est le corps fermé constitué par les maîtres, et la scolastique est l’enseignement magistral que l’Université a pour fonction de dispenser ». Il s’agissait d’une culture organisée, instituée, qui donnait une forme normative au corps universitaire. La scolastique était la forme scolaire d’apprendre et d’étudier au Moyen Âge : sa base commune, sa source, était le savoir des textes aristotéliciens, alors récemment traduits ; sa manière de procéder était une méthode logique issue de l’Organon d’Aristote qui permettait de commenter les textes canoniques, les autorités. La « leçon » (lectio), la question (quaestio) et la dispute (disputatio) étaient trois parties de la scolastique présentées comme parties formelles et logiques du raisonnement. Actuellement, les disciplines enseignées sont encore issues de la classification de la scolastique et il est possible de remarquer l’importance de la grammaire et de la rhétorique dans le paysage éducatif français. Bien qu’il y ait eu des réformes d’enseignement, des modifications, remarquons que la lecture des auteurs consacrés selon les périodes, leur imitation, l’étude des étymologies, l’étude des figures de rhétorique, l’étude du raisonnement logique, sont des canaux d’enseignement qui restent enseignés actuellement au sein de certaines disciplines et orientations scolaires. Il demeure donc essentiel de considérer le passage de l’Antiquité au Moyen Age, de la période gréco-romaine à la période où le christianisme s’impose, et les conséquences inhérentes dans la formation de la pensée philosophique en Occident : théologie et philosophie y sont deux cultures entremêlées. Il faut souligner que la période scolastique a fait émerger le passage du livre-objet (pièce de luxe) au livre-outil (médium de savoir). L’écriture et la lecture ont alors pris une place grandissante comme supports de la circulation des savoirs, de leur apprentissage et de leur communication.



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