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Ovide


OVIDE (43 av. J.-C. – 17 ou 18 ap. J.-C.).

Plus jeune que Virgile, il appartient à la deuxième génération des écrivains de l’époque d’Auguste. Né dans les Abruzzes, à Sulmone, d’une famille bourgeoise romanisée, il reçut les leçons des meilleurs maîtres de rhétorique et se forma à l’éloquence. Mais la poésie l’attirait davantage. Il composa d’abord une série d’œuvres dont le thème central est l’amour : les Amours, les Héroïdes, lettres fictives d’amants de la légende grecque, l’Art d’aimer, poème didactique enlevé et plein d’esprit. Il y a sans doute davantage d’ambition dans les Métamorphoses et dans les Fastes. Dans la première œuvre, il prend le fil de la mythologie et des légendes pour tisser une série de récits sur le thème de la transformation. Les Fastes brodent autour du calendrier romain, ou du moins de ses six premiers mois.
La dernière partie de son œuvre est plus mélancolique. Exilé dans la région lointaine du Pont par Auguste, pour des raisons restées inconnues, le poète chante sa peine. Dans les Tristes (« poèmes funèbres » traduits P. Grimal, Le lyrisme à Rome, PUF, Paris, 1978, p. 138) et les Pontiques (« poèmes du Pont »), le lyrisme devient très personnel : souvenirs poignants, plaintes déchirantes, descriptions noircies à dessein d’une terre inhospitalière, où le froid a pris possession de l’esprit du poète. Mais cela ne suffit pas à attendrir Auguste et il meurt en terre étrangère, à Tomes, aujourd’hui l’actuelle Constanza, en Roumanie.

(F. A.-D.)


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