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- Les activités pédagogiques


En 2006, Les Lyriades ont ouvert les Rencontres de Liré aux productions de tous les élèves, de l’école au lycée en passant par le collège. C’est depuis, pour les enseignants, l’occasion de donner aux projets pédagogiques qu’ils ont imaginés avec leurs classes une ouverture vers un public plus large, de donner à voir, à entendre, à connaître, par-delà les murs de l’école ou de l’établissement scolaire, tout ce qui a été écrit, illustré, joué, lu, chanté, voire dansé. Cette participation de l’Ecole aux Lyriades, cette célébration commune de la langue française dans tous ses états, sous toutes ses formes, se manifeste particulièrement à l’occasion des Rencontres de Liré qui ont lieu tous les deux ans. Un nombre important d’instituteurs, de professeurs des écoles, d’enseignants des collèges et des lycées choisissent ainsi de mettre le parcours pédagogique de leurs élèves sous le signe des Lyriades de la langue française, et de l’inscrire dans cette dynamique collective : la langue française en partage. Pour cet objectif, les Lyriades-Jeunesse proposent, sur la base du volontariat et du libre choix, la réalisation de projets par des équipes pédagogiques venant de tout le Maine-et-Loire, voire de départements voisins, comme pour illustrer la capacité toujours actuelle du « petit Liré » à mobiliser et rassembler tous ceux qui agissent pour la Défense et l’Illustration de la langue française.
À un moment où beaucoup, ici et là, déplorent la difficulté croissante des enfants, des jeunes, à s’exprimer par écrit, regrettent leur fréquent manque d’appétence pour l’imprimé au profit de l’image, il est réconfortant de voir que l’Ecole, non seulement ne renonce pas, mais réussit au contraire à redonner la connaissance et le goût des mots, à restaurer le sentiment de plaisir dans l’expression écrite, y compris pour des élèves éprouvant des difficultés à maîtriser le code de la langue. C’est ce que montrent, par exemple, les nombreux projets portant sur l’écriture de contes, de poèmes qui sont réunis en recueil, de saynètes, de lettres, de bandes dessinées, etc. Il peut aussi s’agir de l’adaptation d’un texte romanesque en pièce de théâtre ; de l’élaboration de définitions imaginaires ; de dialogues, dans le cadre d’un concours, avec des personnages d’ouvrages africains de littérature de jeunesse ; de la mise en place de murs d’expressions sur le principe du « cadavre exquis » ; de la création de carnets de voyage suite à une classe littérature et patrimoine, au château de la Turmelière, à Liré ! La dimension de partage et de rencontre prend plus de sens encore si l’écrit, à travers la traduction de poèmes, croise les langues, établit des passerelles entre le français et la langue d’origine d’élèves, nouveaux arrivants en France.
Bien souvent, dans les projets signalés, la parole prend le relais de l’écrit, les voix viennent incarner le texte rédigé, lui insuffler une vie nouvelle. Ce passage par l’oral, outre qu’il retrouve la grande tradition du dire poétique, constitue aussi, de fait, la meilleure façon de révéler l’écrit en le donnant à entendre. Le théâtre, parce qu’il offre de multiples possibilités de mettre les mots, les textes en lumière, est aussi représenté dans les actions des Lyriades-Jeunesse. Des lycéens ont présenté, à partir de textes d’auteurs dramatiques contemporains, de « petites formes », des spectacles courts qui permettent de donner toute sa place à l’art théâtral sans les contraintes et les lourdeurs de la représentation d’une pièce entière. D’autres, en partenariat avec des lycées d’Europe, se sont engagés dans un questionnement dramatique, un puzzle de voix, sur la manière dont les mémoires individuelles et la mémoire collective se constituent et se transmettent. Des enfants d’une école ont réalisé, eux, un « théâtre d’orthographe » en interprétant, par groupes de trois à cinq, des petites saynètes dont quelques titres disent bien l’approche ludique et humoristique des particularités orthographiques de la langue française : « je hais les [[ε] » ; « valsez cédilles ».
L’ingéniosité et l’ambition des équipes pédagogiques conduisent aussi vers des rencontres avec d’autres arts. Ici, ce sont des poèmes qui, avec l’aide d’un musicien, sont mis en musique, et là donnent naissance à des chansons. Ailleurs, on a recours aux arts plastiques pour illustrer des textes, élaborer un diaporama synchronisant images et son, réaliser des poèmes-objets, des affiches poétiques.
Un tel recensement devrait aussi citer la mise en place, ici, d’un arbre de la poésie, la réalisation, avec d’autres élèves, d’abécédaires, de cahiers de littérature, les rencontres et les ateliers d’écriture avec des écrivains, des poètes, sans toutefois pouvoir prétendre à l’exhaustivité. Ce qu’on retiendra cependant de cette présentation d’ensemble, c’est qu’elle regroupe les activités de plusieurs dizaines de classes, de plusieurs centaines d’élèves, témoignant ainsi du dynamisme et de la vitalité des actions (voir leur valorisation sur le site du rectorat de Nantes ).


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